partage lesbien

Echanges lesbiens : nos vies, nos identités, nos cultures, nos sexualités...

30 avril 2008

OLLLLLLLLLLAAAAAAAAAAAA

Hey les filles!!!!!!!!!
ya ma femme qui vient de créer un blog!!!!!!!!!!!
Alors évidemment, vous vous la connaissez pas mais moi oui et avec le sens de l'humour qu'elle a, ça va forcément donner.
Alors allez jeter un oeil.
bulledimage.canalblog.com

Posté par katasandan à 21:28 - Vie quotidienne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avec ou sans poils ?

essai_aout_05_modifi__redimensionner_1A la demande générale, et surtout de ma femme, je vais écrire un post ce soir...

Puisqu'elle a promis :

- de me prêter ses baskets,

- de ne plus voir son ex pendant une semaine,

- de ne plus dépenser de sous sur internet,

- de ne pas boire de bière samedi et surtout de porter un nuisette affriolante...

donc j'accepte si toutes ses conditions sont remplies!!!!!!!!!!

Parlons poils les filles puisqu'on aime les filles à poil... enfin non, justement, c'est ce dont je voudrais parler.
Je voudrais lancer un grand débat de haute volée intellectuelle : le minou avec ou sans les poils?

Bon c'est quand même super important comme débat entre lesbiennes, parce que moi j'ai connu de tout et j'ai surtout connu des filles qui avaient des avis très tranchés sur la question.
Donc il existe plusieurs catégories de minous : les touffus bien fournis, les touffus entretenus, les ras, les rasés, les structurés... Peut-être même qu'il existe des décolorés, teints???? je n'ai pas encore fait le tour de la question...


Le meilleur endroit pour pouvoir observer les coutumes goudous c'est certainement la plage nudiste de lesbos : on peut mater à l'envie les coutumes nationales. C'est là que je me suis rendue compte que les Allemandes n'épilaient pas : du moins les jambes, non ce n'est pas un mythe, un cliché. C'est aussi là que j'ai vu mon premier piercing au clito (bah oui c'était un voisine de serviette...).

Bref, il semblerait que plus la lesbienne est jeune et plus rase est la touffe.

La lesbienne cinquantenaire féministe préfère le confort d'une toison bien fournie, tandis que les jeunesses aiment à sentir la douceur du vent sur leurs lèvres charnues.

Alors j'ai aussi connu toutes les techniques : certaines coupent au ciseau, d'autres préfèrent le doux ronron de la tondeuse, les plus téméraires y vont au rasoir...

Alors? et vous?

Eviedemment je ne m'en tirerais pas sans vous donner mon avis sur cette question essentielle, ce serait trop veule.

Donc, pour ma part, je préfère une toison bien rase mais pas rasée à blanc, c'est pourquoi j'utilise la tondeuse. Depuis que je rase ainsi, il me semble que je sens mieux tout ce qui peut approcher ce joli petit coin de mon corps...

Mais j'en connais qui préfère garder une certaine longueur par peur de faire trop "petite fille" et d'autres qui ne mettraient jamais le nez dans le moindre poil...

A vous de jouer...

Posté par katasandan à 20:40 - lesbiennitude - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2008

Petit oiseau craintif

Ouais, je suis prof (de français), dans un collège difficile, comme on dit...
Cette année, j'ai vu arriver dans ma classe un petit oiseau craintif.
Lorsque j'ai fait l'appel pour la première fois et que j'ai appelé Aurélie, un jeune garçon a levé la main. J'ai pensé qu'il s'était trompé et qu'il s'agissait de la personne précédente dans la liste. J'ai appelé à nouveau Aurélie et le même garçon a levé la main. J'ai fini par comprendre qu'il s'agissait d'une jeune fille. J'étais d'autant plus vexée que je n'aimais pas que ça m'arrive dans mes jeunes années...
Même à y regarder de plus prés, j'ai eu du mal à y croire...
Jogging, baskets (soit), mais aussi blouson à capuche, cheveux plus courts que les miens, pics, grosse chaîne en argent autour du cou, trogne de petit caïd...
Mais surtout cette jeune fille baissait soigneusement le regard, voulait visiblement se faire oublier, ne répondait à aucune question...
Je m'aperçois assez vite qu'elle ne rend aucune copie, ne fait pas ses devoirs et refuse d'enlever son blouson. Pourtant pas une attitude de rebelle, bien au contraire : une petite souris qui veut qu'on l'oublie, une petite chose fragile...
Évidemment je suis intriguée, je me renseigne : dossier scolaire, collègues...
J'apprends qu'Aurélie vient d'arriver dans le coin, elle était placée auparavant dans des familles d'accueil car elle fut victime des violences de son père. Elle vit maintenant avec sa maman, ses petits frères et sœurs. La maman est malade, la famille est bénéficiaire des restau du coeur et Aurélie sèche les cours pour pouvoir aller chercher les colis car maman ne peut pas se déplacer. Certainement qu'elle doit s'occuper des petits.

Je comprends pourquoi elle ne peut pas faire ses devoirs.
Je ne lui demande plus d'enlever son bouson : j'ai vu les vêtements troués et tachés en dessous.
Je comprends qu'elle ne veut surtout pas se faire remarquer.
Je comprends qu'elle a honte.
Je comprends qu'elle doit se faire emmerder toute la journée par d'autres qui n'ont pas la même vie.
Je comprends qu'elle doit se faire harceler à cause de son look de garçon.

Je lui parle doucement.
Je ne la force à rien.
Je lui dis simplement qu'elle est capable de faire des choses.
Qu'elle n'est pas bête, qu'elle a sa place ici.
Cela prend du temps.

Et puis un jour, Aurélie fait ses exercices. Je lui dis que c'est bien. Je lui dis que je suis fière d'elle.

Depuis Aurélie me regarde, elle me sourit, elle ne fait toujours pas ses devoirs, elle ne peut pas mais elle travaille en classe.
Je suis heureuse pour elle.
Elle a des amies.
Elle est joyeuse de venir à l'école car elle découvre un autre monde.

Je suis horrifiée de voir qu'Aurélie vit dans le même monde et à la même époque que moi.
J'aimerais faire plus pour elle.
J'aimerais lui dire qu'elle a sa place dans ce monde.

Posté par katasandan à 15:05 - Vie quotidienne - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

Ras les ex!

Il faut absolument un post un peu plus léger, sinon mes lectrices vont finir dans la déprime!!!

Or donc mesdames, je voulais vous parler de vos ex...

Oui, vous savez, celles dont vous nous abreuvez à peine la première nuit d'amuuuuuuuuuur passée.
En fait, il existe deux catégories d'ex : celles dont on n'entend parler que rarement parce qu'on s'est quittées en mauvais termes, je veux parler de celle qui vous a balancé un fer à repasser dans la gueule et qui est partie en déchirant soigneusement votre album photo. Celle-ci, elle est plutôt tabou, on en parle pas trop parce qu'on en est limite pas fière. Laissons-la donc de côté.

La deuxième catégorie est bien plus présente dans nos vies.
Mais oui, ne faites pas semblant de pas comprendre! C'est celle que vous invitez tous les week end, celle qui s'invite à l'improviste, celle que vous embrassez encore sur la bouche (arrêtez ça please ça énerve trop) mais-bon-faut-pas-s'en-formaliser-parce-que-tout-est-tellement-clair-entre-nous-pas-du-totu-sexuel!!!!  Pfff c'est vraiment puéril d'être jalouse (que vous nous répétez même quand on vous surprend en train de vous enlacer dans le canapé). PAS SEXUEL QU'ON TE DIT!!!!
N'empêche que vous lui avez quand même bien titillé le clito à cette fille merde!!!!!!!!
C'est pas un nounours. Et puis souvent elle est même belle cette conne!!!!
Alors on comprend tout doucement qu'il va falloir composer avec l'ex, va falloir accepter qu'elle ait presque ses chaussons chez vous, va falloir accepter ses conseils parce que ELLE, elle connaît ta femme depuis bien plus longtemps!!!
Va falloir faire les petites phrases que votre meuf prononce de temps en temps comme : "c'est avec toi ou avec mon ex qu'on a passé des vacances en Bretagne???"
Va falloir faire avec les petits commentaires quand on revient de vacances en amoureuses. "Ouais, on étaient en Bretagne, c'était génial mais il a plu tout le temps" et l'ex d'ajouter invariablement : "Quand on y étaient allées toutes les deux il avait fait un temps SU PER BE!".
Et puis quand tu veux faire une fête surprise d'anniversaire à ta compagne, t'es bien obligée d'inviter son ex... déjà ça fait un peu chier mais quand elle te dit : "C'est fait ma chérie, j'ai déjà tout organisé, tous les potes sont au courant, tu peux participer au cadeau si tu veux!", là tu voudrais qu'elle soit mutée en Alaska.
Tu peux pas non plus échapper aux soirées : tu te rappelles les vacances en Corse.
Tu peux pas échapper aux : "c'était le bon temps".
Pourtant, ta femme, elle t'avais dit au départ que c'était pas si terrible avec son ex... Tu sais pas pourquoi mais ça s'est transformé entre temps.
Alors quand tu pars en amoureuse avec ta femme en vacances, t'es trop contente d'être débarrassée, tu souffles mais là ta femme, elle t'annonce qu'elle est déjà venue dans cet hôtel, devine avec qui???????????

Bon c'est vrai je me défoule, mais je les aime bien les ex. Peut être bien qu'elles sont nos familles compréhensives un peu plus proches que nos familles biologiques hétéronormées...
Et puis j'en ai moi aussi et je suis bien contente qu'elles soient là pour moi.

Pour finir, quelques petits conseils :
- N'embrassez plus vos ex sur la bouche, ça énerve trop.
- N'emmenez jamais vos amoureuses dans les mêmes endroits ou bien fermez-la.
Et puis surtout, n'oubliez pas que vous deviendrez peut-être l'ex de votre femme et vous deviendrez alors : SON MEILLEUR SOUVENIR et le pire cauchemar de sa nouvelle copine!

Posté par katasandan à 18:56 - lesbiennitude - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Amérique, France même combat!

Aujourd'hui je rencontre une collègue qui vient de passer une semaine à New York. Quand je lui demande ce qui l'a marquée, elle me répond : dans la restauration, dans les supermarchés... (tous les petits boulots) seuls les noirs et les latinos travaillent : par contre tous les emplois de bureaux à Manhatan sont occupés par des blancs, c'est systématique.

Hier, je regarde le reportage de fin de dimanche à la télé, je tombe sur des américains blancs qui gardent la frontière Méxicaine en faisant des rondes. Des citoyens lambdas (enfin surtout des anciens du Vietnam), en treillis et armés jusqu'aux dents, prêts à tirer sur la première familla mexicaine prête à franchir la frontière!

Aujourd'hui, en revenant du boulot, j'écoute France Inter "là-bas si j'y suis" : reportage sur les sans papiers qui travaillent légalement en France. Dans la restauration, l'entretien, le bâtiment... ils travaillent 45 heures par semaine pour des salaires de misère ( environ 1000 euros par mois). Les patrons les font trimer comme ils n'oseraient pas le faire avec des petits français. J'ai appris que certains travaillaient dans des restau chics à Neuilly et ont comme clients des gens comme notre bon président bling bling. D'autres sont obligés de désamianter illégalement et sans aucune précaution... Ces travailleurs ont nécessaires à la France, ils font des boulots ingrats, ils sont exploités et on leur refuserait en plus leurs papiers!!!!!!!!!!!!

Germaine Tillon, Aimé Césaire vous nous manquez déjà!

Posté par katasandan à 18:24 - dans quel monde on vit - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2008

Audre Lorde

audre_lorde   J'en profite également pour mettre à l'honneur une auteure féministe, noire, lesbienne, américaine qui s'est tant battue pour les femmes, les femmes noires, les lesbiennes...
Extraits de Sister Outsider (essais et propos d'Audre Lorde sur la poésie, l'érotisme, le racisme, le sexisme...)

 

"Lorsque les femmes blanches nient les privilèges inhérents à leur blancheur, et définissent la "femme" uniquement en fonction de leur seule expérience, les femmes de Couleur deviennent alors l'"autre", l'outsider, dont l'expérience et la tradition sont trop "étranges étrangères" pour être comprises. L'absence significative de travaux de femmes de couleur dans les études fe femmes en est une bonne illustration. On enseigne rarement les oeuvres de femmes de Couleur dans les cours de littérature féminine, pratiquement jamais dans d'autres cours de littérature, et pas encore dans les études femme en général. Beaucoup trop souvent les excuses avancées sont que, seules les femmes de Couleur sont aptes à enseigner la littérature des femmes de Couleur, ou qu'elles sont trop difficiles à comprendre, ou encore que les étudiants-e-s ne peuvent pas "entrer" dans leurs écrits parce que leur expérience est "trop éloignée" de la leur. J'ai entendu cet argument de la bouche de femmes blanches à l'esprit plutôt éclairé, des femmes qui semblaient par ailleurs n'éprouver aucune difficulté à enseigner et à analyser les oeuvres nées de l'expérience bien plus lointaine d'un Shakespeare, d'un Molière, d'un Dostoïevski et d'un Aristophane. Il doit sûrement y avoir une autre explication.
  C'est une question très complexe, mais je croit qu'une des raisons pour lesquelles les femmes blanches éprouvent tant de difficultés à lire le travail des femmes Noires, c'est qu'elles ont du mal à considérer les femmes Noires comme des femmes à part entière et, qui plus est, différentes d'elles. Etudier la littérature des femmes Noires implique effectivement que l'on nous considère comme un peuple dans toute sa complexité - entant qu'individues, en tant que femmes, en tant qu'êtres humains-, que l'on s'intéresse aux vrais visages des femmes Noires et non plus aux stéréotypes discutables mais familiers produits par cette société. Et je pense que tout ceci est vrai pour la littérature des femmes de Couleur qui ne sont pas Noires."

[...]

   "Je suis une lesbienne de Couleur dont les enfants mangent régulièrement à leur faim parce que je travaille à l'université. Si leurs ventres pleins me font oublier mes points communs avec une femme de Couleur dont les enfants n'ont rien à manger parce qu'elle ne peut pas trouver de travail, ou qui n'a pas d'enfant parce que les avortements clandestins et la stérilisation ont bousillé ses organes génitaux ; si j'oublie la lesbienne qui choisit de ne pas avoir d'enfant, la femme qui reste dans le placard parce que sa communauté homophobe est son seul point d'ancrage, la femme qui choisit le silence plutôt qu'une autre forme de mort, la femme qui est terrifiée que ma colère ne déclenche la sienne ; si je manque de reconnaître toutes ces femmes comme d'autres facettes de moi-même, non seulement je participe à l'oppression de chacune d'entre elles, mais je participe aussi à la mienne ; et la colère qui se dresse entre nous doit être utilisée pour nous éclairer et nous renforcer mutuellement, et non pour fuir sous couvert de culpabilité ou pour creuser d'autres fossés. Je ne suis pas libre tant qu'une femme reste prisonnière, même si ses chaînes sont différentes des miennes. Et aussi longtemps qu'une personne de Couleur restera enchaînée, je ne serai pas libre. Ni aucune d'entre vous."

Vous pouvez également lire : Zami et Journal d'un cancer mais on en reparlera...

Posté par katasandan à 16:56 - Livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hommage à Aimé Césaire

   Le grand poète de la négritude nous a quitté aujourd'hui. Hommage à son combat, hommage à sa poésie.
Extraits du Cahier d'un retour au pays natal :

 

" Et ni l'instituteur dans sa classe, ni le prêtre au catéchisme ne pourront tirer un mot de ce négrillon somnolent, malgré leur manière si énergique à tous deux de tambouriner son crâne tondu, car c'est dans les marais de la faim que s'est enlisée sa voix d'inanition (un-mot-un-seul-mot et je-vous-en-tiens-quitte-de-la-reine-Blanche-de-Castille, un-mot-un-seul-mot, voyez-vous-ce-petit-sauvage-qui-ne-sait-pas-un-seul-des-dix-commandements-de-Dieu)
   car sa voix s'oublie dans les marais de la faim, et il n'y a rien, rien à tirer vraiment de ce petit vaurien,
   qu'une faim qui ne sait plus grimper aux agrès de sa voix
   une faim lourde et veule,
   une faim ensevelie au plus profond de la Faim de ce morne famélique"

[...]

   " et au milieu de tout ça je dis hurrah! mon grand-père meurt, je dis hurrah! la vieille négritude progressivement se cadavérise.
Il n'y a pas à dire: c'était un bon nègre.

Les Blancs disent que c'était un bon nègre, un vrai bon nègre, le bon nègre à son bon maître.
Je dis hurrah!
C'était un très bon nègre,
la misère lui avait blessé poitrine et dos et on avait fourré dans sa pauvre cervelle qu'une fatalité pesait sur lui qu'on ne prend pas au collet ; qu'il n'avait pas puissance sur son propre destin ;  qu'un Seigneur méchant avait de toute éternité écrit des lois d'interdiction de sa nature pelvienne ; et d'être le bon nègre ; de croire honnêtement à son indignité, sans curiosité perverse de vérifier jamais les hiéroglyphes fatidiques.

C'était un très bon nègre

et il ne lui venait pas à l'idée qu'il pourrait houer, fouir, couper tout, tout autre chose vraiment que la canne insipide

C'était un très bon nègre.

Et on lui jetait des pierres, des bouts de ferraille, des tessons de bouteille, mais ni ces pierres, ni cette ferraille, ni ces bouteilles...
O quiètes années de Dieu sur cette motte terraquée!

et le fouet disputa au bombillement des mouches la rosée sucrée de nos plaies.

Je dis hurrah! La vieille négritude
progressivement se cadavérise
l'horizon se défait, recule et s'élargit
et voici parmi les déchirements de nuages la fulgurance d'un signe"


 

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16 avril 2008

Photos

Je me décide à balancer des photos sur mon blog. Ce sont les photos d'une jeune artiste pleine de talent... et je dis pas ça parce que je suis son principal modèle!!!!! Si vous aimez, vous pouvez en acheter des épreuves papier, il suffit de me contacter : katasandan@live.fr

Posté par katasandan à 21:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Parce qu'on le vaut bien!

18_juillet_05_014_redimensionnerQui n'a jamais dit ou entendu ses copines dire :
- Les lesbiennes draguent en faisant la gueule : pour repérer si tu plais à une fille c'est facile : c'est celle qui te mate de haut en bas avec un regard dédaigneux.
- Les bars et les boites à Paris, c'est plus ce que c'était : ya trop de mecs, c'est pas convivial, tu peux parler à personne.
- Ne va pas sur gay vox malheureuse! Tu  va rencontrer des tarées, des dépressives, des alcooliques voire une fille qui cumule les trois...
- J'ai rencontré une fille il y a trois jours : elle me harcelle sur mon portable et a tenté de suicider trois fois!
- ou bien : j'ai rencontré une fille il y a trois jours : elle veut s'installer chez moi!
- Le milieu? Très peu pour moi! J'ai pas envie de me retrouver dans un ghetto!
- Les lesbiennes elles sortent pas de chez elles.
- Les magazines lesbiens : c'est chiant, austère, pas intéressant!
- Les lesbiennes féministes : elles sont coincées du cul, mal habillées, agressives.
- L World? Oui je regarde mais elles ne nous ressemblent pas ces filles là.
- La gay pride? non j'y vais pas : y'en a que pour les mecs, ya pas de filles.
Et j'en passe...
Allez, je suis sûre que vous avez prononcé quelques une des ces phrases.

Pourquoi on se dévalue comme ça????????????
Les gay, ils ont l'air d'aimer leur vie eux, ils ont l'air de s'éclater... Vous me direz, ce sont des mecs donc ils ont le pouvoir économique, ils sont élevés de manière à avoir toujours confiance en eux, en bons petits mâles dans une société patriarcale. Oui c'est vrai, mais qu'est-ce qui nous empêche d'être positives, de créer, d'être dans l'action? On ne vaut pas moins les filles.
Parce que merde, les lesbiennes c'est super aussi : j'en connais plein qui sont très drôles, qui ne font pas la gueule, des tas qui créent, des masses avec qui on passe de super moments, et toutes ces filles là on peut même les rencontrer sur gay vox!
Alors les filles arrêtons de pleurnicher!
Mettons en valeur ce qu'il y de mieux en nous!
Prenons le monde à bras le corps, mettons-y nos énergies!
Eclatons-nous!
Aimons nous!

Posté par katasandan à 12:58 - lesbiennitude - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

Vos premières poupées!

poup_eNon non, ce post ne va pas parler de vos premières expériences sexuelles avec une personne du même sexe... Non, je veux parler des vraies poupées, ces choses immondes en plastique qui piaillent parfois comme des vraies, ces substituts de l'AMMMMMMMMMOUR  MAATERNEL qui est censé se cacher au fond de chacune d'entre nous.
Donc, moi aussi j'ai eu une première poupée (enfin, je crois que c'était la seule).
C'était à noël, au temps où c'était un jour tant attendu, où, fébrilement, on arrachait le papier cadeau pleine d'enthousiasme, se demandant quelle merveille nous avait réservé la générosité familiale... Or donc, j'arrache le papier devant les regards ébahis de tous les adultes réunis qui attendent ma réaction, prêts à immortaliser mon sourire et mes cris de joie sur la pellicule photo. Et là... patatras... un bambin en plastique... l'horreur! Le truc que je ne voulais surtout pas avoir! Malgré mon peu d'expérience en ce monde, je comprends rapidement qu'il ne faut pas montrer sa déception : je bredouille donc quelques : ah! merci, il est beau. D'ailleurs on me fait vite comprendre que c'est un beau cadeau, que mémé y a mis le prix. Alors je me sens mal, très mal, je me dis que je ne veux pas de ça, que je comprends pas pourquoi, ma sœur, elle, aurait été ravie de ce cadeau... Il va falloir faire semblant de jouer avec, au moins pendant quelques jours, et franchement ça fait chier.
Je me tourne vers mon cousin et je me demande pourquoi lui il a toujours les jouets intéressants : les legos, les jeux de construction, les circuits, les voitures télécommandées. Mais évidemment il est pas prêt à partager.
Si au moins j'avais eu cousin pédé on aurait peut-être pu échanger...

Et ma soeur si "pretty", so "comme il faut", elle s'éclate à mort avec sa dînette...
Putain, ce qu'on se sent seule!!

J'ai essayé, j'ai fait des efforts mais j'ai jamais pu m'intéresser à ces trucs.
Le seul jeu qui pouvait rentrer dans le moule, je l'ai détourné : j'ai jouer au prince charmant qui enlève la princesse avec ma cousine. Mais c'était juste pour pouvoir attacher ma cousine, la tripoter un peu et l'embrasser...

Faut que je demande à ma femme, "très femme" si elle a joué à la poupée.

Et vous?

Posté par katasandan à 18:44 - Vos premières poupées... - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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