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Echanges lesbiens : nos vies, nos identités, nos cultures, nos sexualités...

08 juillet 2008

Avant les vacances

A la demande générale (surtout de Leïla!), je me lance... Je publie un post avant mon départ en grandes vacances avec toute la famille dans la Yaris (oui, on verra si c'est possible).
Donc, avant le grand départ et pour vous donner au moins une idée de lecture, je vous propose un bouquin:

Antoine BELLO, Les Falsificateurs.

falsificateurs

Voilà ce que nous livre la quatrième de couverture :

C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C'est l'histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une bande d'amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire. C'est, d'une certaine façon, l'histoire de notre siècle.

Un livre très ambitieux mais aussi très réussi.
En réalité je suis en train de le lire, de le dévorer plutôt. Je ne l'ai pas encore fini. Je me délecte, pourtant, je suis très difficile.
Ce n'est pas un de ces bouquins à la Dan Brown, qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions, tapageurs et sans fond, plein de grosses ficelles (pardon aux fans de Brown). Non, c'est un roman, un vrai, comme on les aime, qui se pose les questions de l'ambition personnelle, du rapport à la hiérarchie, de la place de l'homme dans le monde. C'est un roman du rapport au réel et à la fiction. C'est un roman qui repense l'ambiguïté des idées "humanistes". C'est un roman qui cherche avant tout à nous dire que nous faisons partie d'un système, chacun à notre échelle, que l'esprit individualiste, que la vie pour soi n'existe pas en dehors de ce système. C'est un livre qui invite à se questionner et ce n'est pas si courant!!!    

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25 juin 2008

Gay pride Paris

Bulle d'image et moi-même nous rendons à la capitale ce week-end  pour la grande fête annuelle. Si certaines d'entre vous veulent prendre un verre avec nous, nous en serions ravies. Vous pouvez nous laisser un message sur katasandan@live.fr
A bientôt.

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Coming out

Puisqu'un site internet m'a contactée pour parler du coming out à quelques jours de la gay pride, je me suis exécutée et je vous livre ici l'article que j'ai écrit :

Le fameux coming out : LE passage obligé et tant redouté de tous les gays et lesbiennes de la Terre! La preuve : il y un mois, je me trouvais à déguster quelques belles brochettes sous notre timide soleil de Normandie en compagnie de quelques nouveaux amis gays ; et de quoi parlent des gays qui se connaissent à peine??? Je vous le donne en mille... de leur coming out bien sûr! L'occasion de s'apercevoir qu'il en existe des tragiques, des douloureux, des surprenants, des drôles, des incompris (qu'il faudra répéter un bon nombre de fois à sa famille avant que tout soit intégré)... Chaque personne à le sien propre, dans tous les cas c'est un moment inoubliable, qui se prépare souvent longtemps à l'avance. Bah oui! on n'annonce pas, comme ça, à l'improviste, à pôpa et môman qu'on fricote avec le même sexe...

Je vais donc vous raconter le mien. Je crois que je devais avoir 23 ou 24 ans. Je venais de comprendre que rien n'y ferait, que je ne pourrai rien y changer, j'étais lesbienne. Mais j'hésitais à l'annoncer à mes parents, surtout à ma mère puisqu'elle était plongée dans une dépression à cause de ma soeur qui entretenait une relation avec homme de 25 ans son aîné et père de trois enfants. Quand ta mère déprime déjà pour ça, avoue que t'hésites à lâcher le morceau. Je me trouvais à l'hôpital pour une opération bénigne aux côtés de mon amie de l'époque. Ma mère arrive pour me ramener chez moi, mon amie s'éclipse discrètement. Mais on ne trompe pas l'oeil d'une mère... Dans la voiture elle me dit que cette "femme" me regardait bizarre. Elle me demande si elle est pas homo. Je réponds que oui. "ça m'étonne pas", qu'elle dit, "et toi? tu ne l'es pas!". Je réponds que si. Après j'ai un trou. Je me souviens simplement de ma mère et moi dans la cuisine. Elle qui pleure, qui devient hystérique, qui dit que c'est certainement cette femme qui ma pervertie. (Si tu savais, maman, je suis lesbienne depuis mes 16 ans, j'ai même couché avec ma prof de bio au lycée... alors mon amie n'y est vraiment pour rien. Evidemment, je ne lui dis pas ça). Et qu'elle me lâche tous les poncifs habituels : "qu'est-ce que j'ai fait pour ça? Qu'est-ce qu'on a loupé dans ton éducation? Ca va passer. Faut aller voir un psy. Qu'est-ce que je vais dire aux voisins et aux amis? Tu vas être malheureuse... Je crois que j'ai eu le droit à tout. J'ai bien essayé d'argumenter : ce n'est pas un choix, si j'avais du en faire un, j'en aurais fait un plus facile! Il m'a fallu des années pour l'admettre et l'asssumer donc je ne m'attends pas à ce que les autres l'acceptent en cinq minutes. Je crois que je peux être heureuse... Mais essayer de la rassurer ne servait à rien car elle était hystérique. Elle a fini par dire qu'elle ne voudrait jamais rencontrer mon amie.

J'étais forcément complétement secouée mais aussi un peu soulagée car c'était fait.

Une heure ou deux après, mon père m'appelle au téléphone :

- " C'est vrai ce que tu as dit à ta mère?"

( - bah non, c'était juste pour me marrer et voir votre tête!)

Il poursuit :

- " Je suis revenu en catastrophe du travail, elle est dans un tel état que je me demande si je ne dois pas l'emmener à l'hôpital"

- " J'en suis désolée, mais c'est pas la peine de me culpabiliser, parce que c'est pas facile pour moi non plus".

- " Est-ce que je pourrais te voir seul? Disons demain dans un café".

Là lecteur, il faut que tu comprennes que mon père ne m'avait jamais parlé seul et qu'il n'avait jamais mis les pieds dans un café, d'où ma stupéfaction et le trouillomètre à zéro.

C'est donc la peur au ventre que je me rends au café le lendemain.

Après s'être assuré que ce que j'avais annoncé était définitif, mon père a prononcé ces paroles incroyables qui résonnent encore dans ma tête :

- " Il va me falloir un petit peu de temps pour le digérer mais je voulais te dire que, contrairement à ta mère, je veux rencontrer ton amie".

Je suis restée sur le cul. Mon père, dans sa relation osmotique avec ma mère, n'avait jamais émis un avis différent. J'ai respiré, j'ai souris, j'ai su que mon père m'aimait.

Peut être quinze jours plus tard, mon père m'aidait à emménager chez mon amie. A la fin du déménagement, il a pris le téléphone, a appelé ma mère et lui a proposé de se joindre à nous pour prendre un verre. Elle est venue.

Ma mère a mis du temps à tout digérer, elle n'a jamais aimé cette amie. Mais le temps passant, elle a fait d'énormes progrès. Elle en a parlé à ses amis qui n'ont jamais fait de réflexion. Sa meilleure amie a estimé que j'étais une femme courageuse. Elle a répondu à ses voisins qui demandaient si j'allais me marier qu'on n'était pas obligé de se marier pour être heureux. Elle est venue à mes deux pacs.

Papa est mort depuis. Maman n'a jamais rien su de notre petite conversation.

Depuis j'ai tout lâché à mon boulot : mes collègues, mon chef d'établissement, tout le monde connait ma situation. Je n'ai jamais eu de réflexion désagréable.

J'ai monté une association lesbienne dans ma ville avec mon amie, afin de favoriser l'écoute, le dialogue, la diffusion de la culture chez les lesbiennes. J'ai fait partie de l'association nationale lesbienne.

Je suis tout ce qu'il y a de plus visible et je n'ai jamais eu aucun problème ( à part deux fois des insultes dans la rue). Mais je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai une vie comme celle de mes comparses hétérosexuels... D'abord parce que je vis dans un monde entièrement hétéronormé qui ne me propose aucune autre référence (tous les films, les series, les livres sont hétéro), parce que personne ne me demande au travail comment va ma compagne alors qu'on demande aux autres comment vont maris et enfants (par exemple), parce que ma compagne n'aura jamais la même importance dans ma famille que mon beau-frère, parce qu'à la gay pride de Caen des gamins d'une cité nous ont jeté des pierres,  parce que je ne peux ni épouser, ni adopter...

Et puis j'ai eu de la chance, tout le monde n'en a pas. Je viens d'un milieu de classe moyenne, j'ai fait des études, je travaille dans l'éducation nationale. Je ne vis pas dans une cité, je ne suis pas d'origine étrangère ou de confession musulmane, je vis dans un pays ouvert...

Pour résumer : être homo n'est pas un choix, c'est un fait. J'ai eu de la chance dans ma vie alors j'assume : plus on sera nombreux à être visibles et plus nous aurons de chance de faire avancer les choses dans la société, au travail, dans la vie quotidienne pour ceux et celles qui n'ont pas autant de chance.

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18 juin 2008

Fin d'année scolaire

Je n'ai pas vraiment le temps d'écrire sur mon blog en ce moment. Je suis trop préoccupée par une tâche bien plus prenante : survivre à la fin du mois de juin parmi les Trolls de mon collège!
C'est devenu de la folie! Nous jonglons entre les conseils de discipline, les agressions de professeurs, les renvois plus ou moins temporaires, les élèves qui refusent tout net de produire le moindre travail, les bulletins, les conseils de classe.... Je n'en peux plus. Hier j'ai enchaîné 10h de présence à faire le gendarme, je suis rentrée à la maison à 21h 15. Les élèves sont dans un tel état que nous avons du annuler l'exercice de confinement lié aux risques industriels prévu hier.
Voilà ce qui finit par arriver lorsque la principale n'inflige aucune sanction depuis 4ans, lorsque la secrétaire est en arrêt maladie depuis un an, la CPE qui déteste la principale au point d'en faire une dépression et j'en passe.
Bref, une prof d'anglais s'est faite insultée et molestée par une élève de sixième sans qu'elle ne se fasse punir ni renvoyer (la mère, prévenue de l'incident a simplement déclaré que personne ne savait s'occuper de sa fille dans cet établissement). Un prof de sport s'est fait agresser dans la rue par un élève de troisième. Les gamins se donnent rendez-vous devant la grille afin de planifier le bordel qu'ils vont pouvoir mettre dans l'établissement, ils se vantent de leurs conneries et de la façon dont ils parlent aux adultes (insultes tutoiements...).
Hier j'ai carrément refusé de prendre certains élèves en cours arguant du fait que : "c'est eux ou moi".
Je n'en peux plus!
Heureusement, je pars.
Ce matin j'ai eu rendez-vous avec la principale de mon nouveau collège afin de me présenter.
Je suis tombée sur une dame charmante et un collège extrêment bien tenu.
Je me suis sentie comme dans un autre monde. Les enfants dans les couloirs nous disaient bonjour en souriant, aucun bruit provenant des salles de cours. Visiblement aucun élève renvoyé de cours.
Lorsque j'ai demandé quel était le pourcentage de familles défavorisées, on m'a répondu : "nous en avons pas mal quand même...". J'ai demandé combien : "20%". J'ai failli pouffer de rire : il y en a 70% là où je bosse.
Plus que 15 jours et ne reverrai plus ces dingues. Je vais peut être enfin faire mon métier...

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14 juin 2008

Bonne nouvelle!

Les amies, je vous prie de m'excuser pour ce long silence mais j'étais très préoccupée par ma mutation et aussi, il faut bien l'avouer, très concentrée sur le fait de survivre dans mon boulot actuel auprès d'élèves qui ne veulent absolument rien faire et qui deviennent agressifs.
Aujourd'hui c'est la grande délivrance! Je n'apprends rien à celles qui lisent le blog de ma compagne Bulle qui a déjà diffusé la nouvelle plus rapide que l'aigle. Je suis donc enfin mutée près de chez moi!!!!!!!!!!!!! Les 3 années de galère à vivre dans ma voiture sont terminées!!!!! J'ai obtenu un poste à 20 km de chez dans un petit village charmant de 3500 âmes. Finis les 206 km quotidiens pour aller faire de la garderie avec des trolls qui refusent d'écrire une seule ligne...
Voilà, je n'ai plus mal au ventre, je peux enfin respirer!

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06 juin 2008

Gay Pride pas si gaie!

La Gay Pride à Caen ne s'est pas si bien passée que ça : regardez ce qui s'est produit après notre départ du buffet dans une salle des fêtes d'une banlieue ici.

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03 juin 2008

Retraite tribade

Je ne compte pas finir mes jours dans un mouroir ni dans une maison de retraite à me faire tripoter l'arrière train par des pépés séniles et pervers, sous le regard bienveillant d'une infirmière qui ne manquera pas de m'avouer : vous avez une touche Mme Kat! Beurrrrrrkkkkkkkk. Je veux pouvoir afficher les photos de mes amantes sur le mur, je veux une vitrine pour afficher ma collec de godes à travers le 21ème siècle, je veux pouvoir reluquer le cul des petites infirmières peinarde. Je ne veux pas jouer aux cartes avec Mr Durillon qui me sussurera à l'oreille que son poireau monte encore.
Je veux vieillir avec des gouines, je veux pouvoir parler du bon vieux temps avec des gouines qui me comprennent. Je veux pouvoir parler du temps où on ne pouvait pas se marier, du temps où pd était l'insulte suprême...
Je veux pouvoir mater les seins le décolleté de l'infirmière qui se penche pour me prendre la tension.

Je ne veux pas jouer au mini golf avec Mr Dufion qui ne manquera pas de s'exclamer grassement : "Je l'ai bien mise dans le trou celle-là!".

Je veux pouvoir parler des folles gay pride de ma jeunesse avec de vieilles goudous en chemises à carreaux.

Je ne veux pas finir dans une salle télé en regardant les feux de l'amour, je veux me refaire L Wolrd en boucle en me disputant avec mes copines pour savoir laquelle est la plus belle.

Non, c'est pas un gettho! J'aurais passé toute ma vie dans un monde hétéro, hétéronormé à ma taper des centaines de films, de séries hétéros, de collègues couches-culottes... je peux bien finir les jours à goudouland!!!!

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01 juin 2008

Province Gay Pride

Avec la fin du printemps revoilà la saison des Gay Pride.
Dans notre bonne ville de Caen, cela faisait 5 ans qu'elle n'existait plus, peut-être à cause de la maire UMP qui avait retiré les subventions aux assos????????? Toujours est-il que grâce au renouveau associatif et peut-être au nouveau maire socialiste, on a pu se rendre Bulle et moi à l'assaut des rues de la capitale Basse Normande.
Il faisait un temps superbe, j'avais sorti mon petit Marcel kaki et on avait un peu peur d'être deux. Que nenni, non seulement il y avait gentiment du monde mais en plus on a eu droit à des chars, de la musique à fond et beaucoup de filles sur les susdits chars. Et oui, il faut le dire, il y avait plus de filles que de gars!!! Et ça fait du bien. Nous avons arpenté les rues de la ville dans une ambiance festive et bon enfant. Je dois dire que le regard des nombreux passants était très bienveillant, beaucoup de sourires et de bonne humeur.
Tout le monde s'est retrouvé après dans un bar pour siroter des bières, enfin, plutôt dans la rue parce que le bar était bien trop petit. Là, les gays et lesbiennes de la police nous on fait un show en uniforme et voiture de police (courageux!).
On s'est rendu dans en banlieue, dans une salle des fête pour partager un repas, et là, ça s'est moins bien passé : des mômes nous ont jeté des cailloux et ils ont pété une vitre : comme quoi ya encore du boulot à faire dans les cités... Faudra aussi qu'on m'explique ce que font des mômes de 5 à 13 ans seuls le soir dehors, sans aucun adulte!
On a fini la soirée à transpirer et à se rouler des pelles sur une piste de danse très encombrée.
Bordel ça fait trop du bien!!!! Dans un monde où on annule un mariage parce que la mariée n'est plus vierge, moi j'adore embrasser ma femme à pleine bouche au vu et au su de tous!!!! Merde aux réac, je veux encore de la gouine!
Bon évidemment, on a un peu mal aux cheveux aujourd'hui mais on le refera...

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24 mai 2008

Aujourd'hui rédac !

C'est le week end. Et que fait un prof pendant les week end? On corrige des copies!
Aujourd'hui je corrige les copies d'expression écrite des 4èmes. Sujet : racontez une de vos peurs.
Je choisis donc de partager avec vous les joies de la correction en vous faisant part de la copie d'Aimad.
Il a commencé par me dire : "Moi, j'ai peur de rien, moi madame, je suis un mec moi, madame".
Et puis, après quelques minutes de réflexion : "Ah oui, je sais..."

J'ai corrigé les erreurs d'orthographe pour une meilleure compréhension...
Vous êtes prêts?
C'est parti :

Titre : Comment je me suis fait serré par les keufs...
Le samedi 10 mai 2008 à 23h45 nous sommes entrés dans une voiture qui ne nous appartenait pas et nous avons volé tout le contenu de ce véhicule. (commentaire du prof, de moi : que fais-tu dehors à cette heure là? Où? Avec qui? Pourquoi?).
La BAC nous a poursuivis et une course poursuite s'engage dans la ville de L . Mon ami se fait attraper, moi je peux les semer parce que les policiers ils sont trop gros alors je cours plus vite.
Je rentrai chez moi la peur au ventre, j'étais terrifié.
Le lendemain matin la police vient frapper chez moi, ce fut mon père qui répondit. Apeuré par la colère de mon père, je me cachai sous mon lit. Il m'appela. Une heure plus tard j'étais au commissariat. Le policier me demanda mon prénom, mon nom... J'ai sursauté lorsque j'ai appris que j'allais passé la journée en garde à vue.
Vingt quatre heure plus tard, j'ai su que je n'allais pas passer en jugement car quand tu es mineur il peut pas t'arriver grand chose. Heureusement pour moi car je n'ai pas envie de finir en foyer. Mes parents étaient en colère contre moi.
Dans la voiture je paniquai. Je ne voulais pas rentrer chez moi car mon père allait me passer un savon. Après le savon mes parents m'ont puni deux mois.

Voilà qui en dit long sur :
- les week end de mes élèves
- la forme physique des policiers
- ce que le sentiment d'impunité
- la démission des parents...

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21 mai 2008

Dernier épisode des chroniques de San Francisco

chroniques

J'aime :
- L'humour, la légèreté, la fantaisie des personnages.
- La critique de la société chrétienne et bien pensante aux US (franchement je n'aurais pas eu la patience du héros avec sa famille).
- Les personnages "transgenres", les plus attachants, et puis c'est pas si souvent qu'on les fait exister...
- La différence qui est faite entre la "famille obligatoire" et la "famille choisie".
- Qu'on y parle des homos pas forcément beaux et jeunes, ça change...

J'aime pas :
- Il se passe bien moins de choses dans celui-ci que les autres, ça sent la fin et le manque d'inspiration.
- Les personnages féminins : elles sont toutes négatives. Entre la belle soeur bigote et adultère, la mère qui a trop de mal à accepter son fils homo, la jeune qui se trémousse dans un pipe-show pour faire une étude sociologique...
- Le couple homo libre qui va voir ailleurs ou qui couche à trois prétendant qu'il n'y a aucune incidence sur le couple (ouais, je sais, je suis rétro).

Et vous ?

Posté par katasandan à 10:34 - Livres - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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